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 Mi Sangre [LIBRE]

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Vesper N.C. Poison
Midnight Poison
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MessageSujet: Mi Sangre [LIBRE]   Ven 22 Fév - 0:46

London Fantasy





[...]


Cependant, lorsque Vesper réapparut enfin dans le soleil d'été de la capitale britannique, elle se précipita sur la première poubelle à la portée de sa main pour y jeter d'un mouvement brusque la pauvre Gazette dans laquelle elle n'avait fait que jeter un furtif coup d'oeuil. Comme si d'un seul coup, elle s'était rendue compte à quel point son essai de faire passer la pillule en lisant le journal était stupide et...sans effet. Pendant quelques secondes d'ailleurs, l'adolescente resta figée sur place, ne sachant pas très bien quoi faire sinon de rester plantée là comme une pierre -ou un molusque, à chacun son avis- les yeux fixés sur ce morceau de papier dont les illustrations mouvantes montraient une grande et athlétique jeune femme aux cheveux blonds arborer fièrement une médaille d'or qui pendait à son cou. Les Harpies avaient une nouvelle fois décroché la tête de liste du Championnat...

Pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, la jeune fille regretait de ne pas être capable d'entrer dans l'équipe de Quidditch des Gryffondors. Gryffondors...la maison mère des Poisons depuis dix générations. Ô combien de titres de noblesse avaient été récoltés par ses aïeux au sein du Château! Mais elle, que pouvait-elle bien rapporter chez elle une fois l'année terminée? Rentrée intacte peut-être...ou encore montrer fièrement à son père que son taux de globules magiques avançait une hausse de 0, 009 %? Merveilleux! D'ailleurs, c'est ce qui s'annonçait puisque à cette heure, Felix Poison se trouvait à son domicile. N'était-il pas allé au Ministère ce matin pour règler une importante commande? A cette pensée, la sensation de bille qui s'était formée dans sa bouche l'insuporta tant qu'elle cracha sur le journal, dans la poubelle. Le visage de l'athlète ne fut pas épargné.


Mais enfin pourquoi s'appitoyer sur son sort? Depuis quatre ans, elle n'avait jamais eût une sensation de manque en quoi que ce soit alors pourquoi craquer maintenant? Sortant un mouchoir de son sac, la jeune fille s'essuya la bouche, laissant aller le Kleenex rejoindre son cousin Gazette entre une peau de banane et une canette de Coca-Cola. Picasso y aurait certainement trouvé de l'inspiration...c'êut été intéressant de proposer un sujet pareil en Histoire des Moldus! Cette nouvelle pensée triviale la fit sourir de nouveau. Voir les choses du bo côté: Commandement n°1!
Résignée, souriant aux rayons du soleil, elle se décida enfin à tourner des talons, les deux mains crispés dans les poches de sa veste, marchant d'un pas sacadé dans les rues de Londres. Oui, la Vie était décidément trop courte...

Felix Poison et sa fille résidaient dans un suberbe pavillon au 26 Dawning Street. Etre voisins du Premier Ministre Moldu, voilà qui était intéressant et drolement rentable pour le n°1 des poisons. Le père de notre amie était ainsi for demandé et ne pouvait pas toujours s'ffrir le luxe de dîner tous les soirs en tête à tête avec l'ado de so coeur, la seule femme qui lui restait encore dans sa vie. Car même si il ne le lui montrait jamais, Felix restait un père accro à sa fille...même Andrew, le fils de sa soeur qu'il voyait déjà comme son successeur, ne pouvait prendre la place de Vesper.
Dès qu'elle pensait à son cousin, la jeune fille sentait un frisson parcourir son échine. Non qu'elle éprouvait un quelconque désir amoureux envers sa personnelle tête de turque -et il le lui rendait bien - ce Backstreet Boy clone la rendait mal à l'aise; en d'autres termes, les deux jeunes gens ne pouvaient pas se souffrir. Pensait-elle! Elle ne pouvait s'empêcher de remarquer comment il la regardait de travers...beurk!

« Eh! Faites un peu attention où vous mettez les pieds! »
Toute à ses pensées, Vesper était rentrée en collision avec jeune homme d'une vingtaine d'années environ. Cheveux cuivrés, bouclés et acnée à gogo. Un étudiant en droit sûrement. Ou en médecine peut-être. Aucune importance de toute manière puisqu'il ne faisait que pester en ramassant les dossiers qu'il avait perdu sous le choc de leur rencontre.
Dans un mouvement de pure bonté, la jeune fille ramassa une feuille bleue qui se trouvait être un C.V. Aha! Troisième année de Philosophie! Elle avait faux sur toute la ligne.

« C'est à vous, ne le perdez pas celui-là! » fit-elle en le lui rendant. Il le lui arracha des mains et s'en retourna en vociférant.
*Très bon en philo peut-être mais alors AUCUN humour!*

Elle était presque arrivée à son domicile lorsque...pourquoi rentrer si tôt? Certes, son père devait se ronger le sang -quel jeu de mot!- tout en pensant à ses résultats mais elle, n'avait aucune envie de rentrer. Au loin, le Big Ben sonnait les quatre heures. Carlisle l'avait prise en avance, elle devait être chez elle à cinq heures. Elle avait donc quartier libre.

*Je rendrais bien une petite visite à ce cher Tom*


***

Au Chaudron Baveur, c'était la cohut. Le temps de se glisser sur un vieux tabouret miteux au comptoire pour éviter une énorme bouffée de fûmée provenant d'une longue cigarette.
Vesper, à part l'odeur, aimait l'endroit, carrefour de passage entre le monde magique et le monde moldu. Tom, le barman au crâne d'oeuf, lui servait sa bierraubeur avec un clin d'oeil amicale avant de se tourner vers un nouveau client. On respirait ainsi la bonne odeur du "Bienvenue Noble Etranger"! et peu à peu, l'adolescente se laissait engourdir par les voluptées du bar.
Très vite, elle avait chaud, mais elle ne flêchissait pas pour autant. Carlisle lui avait demandé de faire attention...et elle vérifierait si elle était capable de tenir le choc. Alors, sentant les sournoiseries trompeuses d'un faux désaltérement sur ses lèvres en buvant petite gorgée par petite gorgée, Vesper se laissait aller.

« Ca va, ma fille? » demandait Tom en la voyant adossée à une des poutres qui faisait l'angle du comptoir et qui permettait à la jeune fille de contempler l'établissement entier. Souriant, elle leva son verre, comme pour trinquer à sa santé.

« Ca va. Ah! Si tu savais comme je me sens bien! Pas d'parents pour te crêper le chignon ni d'autres adultes pour me dicter ma conduite. Je suis tranquille...»


Et puis vous savez, les grands esprits de rencontrent. Aujourd'hui, il n'était pas écrit que Vesper resterait tranquille...



HJ: Je commence mon aventure RP là où se termine mon RP de Présentation!



Dernière édition par Vesper N.C. Poison le Sam 23 Fév - 22:06, édité 1 fois
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Logan Sanders
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MessageSujet: Re: Mi Sangre [LIBRE]   Ven 22 Fév - 22:48

[HJ] Bon ! Je ne suis pas un excellent RPgiste mais je me lance ! :/ Si jamais tu attendais quelqu'un d'autre, je supprimerai mon message bien entendu ! [/HJ]

Allongé sur le gazon jauni par la chaleur de ce soleil d’été, Logan observait le ciel bleu depuis plusieurs minutes déjà lorsqu’il laissa échapper un profond soupir, seul témoin de son ennui sans borne. Si les vacances avaient parfois du bon, elles en devenaient écœurantes, à trop forte dose, tout comme le reste par ailleurs. La vie du jeune homme pouvait être résumée de la sorte : une lassitude qui ne connaissait de fin. Certes, il avait tout ce dont un jeune sorcier de son âge pouvait rêver ! Un vaste manoir, un jardin dont la taille avoisinait celle d’un parc… Tous les privilèges que pouvaient rapporter la fonction de Ministre de la Magie qu’occupait son père... Sans compter sa vie d’étudiant : élève brillant et sans histoires, préfets des Poufsouffle, plutôt apprécié par ses camarades… Sans histoire… Le problème résidait peut-être dans ces deux mots on ne peut plus insignifiants ! Les jours se suivaient, inlassablement, semblables les uns aux autres, rendant l’existence de l’adolescent on ne peut plus morne, ennuyeuse… Le plus alarmant était sans doute qu’il n’aurait su dire ce qu’il souhaitait de plus ! Et cette pensée-là, il ne pouvait que la garder pour lui ! Combien de personnes l’auraient montré du doigt s’il avait avoué que sa vie l’écœurait parfois ? Lui qui n’avait qu’à demander quelque chose pour l’obtenir ! Lui, dont l’enfance avait été si paisible ! Lui qui vivait dans un des plus vastes domaines d’Angleterre ! Lui dont le père était connu de tous ! Lui que tout le monde reconnaissait comme étant le fils aîné du Ministre de la Magie lui-même et qui était de ce fait, destiné à marcher dans ses traces sous le regard avide des commères ! Lui, l’élève sérieux et impliqué dans son travail ! Lui, le Préfet ! Lui, l’ami loyal et fidèle ! Lui, le descendant d’Helga Poufsouffle elle-même !

A mesure qu’elles l’envahissaient, ces réflexions devenaient insupportables. C’est la raison pour laquelle Logan les chassa d’un profond soupir avant de se relever brusquement. Réalisant qu’il risquait de mourir d’ennui à rester seul ici, il se dirigea d’un pas vif vers la grande demeure qu’était celle des Sanders : peut-être trouverait-il là-bas une occupation ! C’est dans cette optique que le jeune homme franchit la porte d’entrée pour pénétrer dans le hall désert. Ne s’attardant pas ici, il décida d’aller prendre connaissance des diverses activités des autres membres de la famille. Ainsi, il pénétra dans la cuisine où il était sûr de trouver sa mère, probablement occupée à préparer Merlin sait quel met délicieux. Lorsqu’il la vit aux fourneaux, il ne put retenir un petit sourire amusé. Lentement, il s’avança dans sa direction et vint s’appuyer contre le plan de travail, tout près d’elle, pour la regarder préparer des pancakes qui promettaient d’être délicieux. Ils restèrent ainsi, un moment, silencieux, comme à leur habitude. Lorsqu’enfin, elle brisa le silence :


-Tu n’as rien à faire ?
-Non… Où est Kevin ?
-Chez un ami...
-Et Papa ?
-Dans son bureau… Il avait des affaires à régler…

Pour la troisième fois en l’espace de ce qui ressemblait à une quinzaine de minute, Logan poussa un profond soupir. Comprenant ce qu’il insinuait, sa mère lui lança le regard qu’elle lui destinait chaque fois lorsqu’il était question de Caleb Sanders. Un regard qui signifiait : « Ne sois pas trop dur avec lui… Il vous aime, tu sais ! Mais il a des responsabilités ! ». Le jeune Poufsouffle était conscient de tout cela ! Mais il fallait avouer que son père avait rarement du temps à lui consacrer ce qui, à la longue était plus qu’irritant. Certes, il avait un poste à haute responsabilité, ses fonctions de Ministre rendant la vie de famille un petit peu plus compliquée qu’elle ne l’aurait été s’il avait exercé une autre profession ! Mais il fallait avouer qu’il était naturellement fait pour travailler d’arrache-pied ! Ainsi, s’il passait tant de temps en tête à tête avec ses dossiers, c’était bien qu’il devait préférer son bureau à sa famille –ou du moins était-ce la vision des choses qu’avait son fils aîné et Merlin savait combien elle pouvait être déformée par ce « virus » que l’on appelait « adolescence ».^^ Après tout, Eva avait peut-être raison ! Peut-être que le jeune Poufsouffle jugeait son père trop sévèrement ! Mais il fallait avouer que ce dernier ne disait que très rarement à ses enfants qu’il les aimait et qu’il aimerait passer plus de temps avec eux ! En effet, il n’était pas très démonstratif, contrairement à son épouse. Et si Kevin n’y accordait pas tant d’importance, ce n’était pas le cas de son aîné qui était assez affectif et sensible par nature…

-Je crois que je vais aller faire un petit tour sur le Chemin de Traverse, ça me passera le temps !
-Excellente idée ! Un peu d’air frais ne pourra te faire que le plus grand bien !

Adressant un dernier sourire – quelque peu forcé cette fois – à sa mère, Logan quitta la pièce et se dirigea vers le salon. Là, il ouvrit un tiroir et en sortit un petit pot en terre cuite. Sans plus attendre, il prit une poignée assez conséquente de poudre de cheminette et se dirigea vers la grande cheminée qui trônait au milieu de la pièce. Fin prêt, il pénétra dans l’âtre et s’exclama : « Chaudron Baveur ». Aussitôt, des flammes couleur émeraude apparurent dans un crépitement sonore. Si un moldu s’était trouvé dans la pièce, il aurait probablement poussé un cri d’effroi en voyant le jeune homme disparaître lentement dans un tourbillon de flamme mais le jeune Sanders y était bien trop habitué et ce depuis son plus jeune âge. Ce moyen de transport était on ne peut plus efficace et, bien entendu, totalement indolore ! Même si de toute part, les flammes léchaient ses vêtements et sa peau, elles ne le brûlaient pas pour autant. Mais rien de surprenant lorsque l’on vivait depuis bientôt dix-huit ans dans le monde de la magie !

Bientôt, Logan sentit son corps s’immobiliser. Il se souvenait encore de la première fois qu’il avait emprunté le réseau des cheminées pour se déplacer. Il s’était retrouvé projeté en avant et avait violemment heurté le sol, complètement déséquilibré. Fort heureusement, il s’était « entraîné » depuis ce qui le préservait aujourd’hui de toute chute susceptible de le couvrir de ridicule ! Ainsi, il put sortir de la cheminée sans rencontrer le moindre problème, se contentant d’agiter légèrement sa baguette pour épousseter ses vêtements couverts de suie. Lorsque ce fut fait, il regarda autour de lui. Le pub n’était pas différent des autres jours, quoiqu’il aurait été difficile d’en juger étant donné l’épaisse fumée grisâtre enveloppait la pièce, réduisant considérablement la visibilité du jeune Poufsouffle. Ce dernier parvint néanmoins à se glisser jusqu’au comptoir pour venir prendre place sur un des vieux tabourets miteux qui l’avoisinait. S’adressant à Tom, le vieux barman, il s’exclama :


-Une bièraubeurre, s’il vous plait !

Au même moment, il entendit une voix s’élever non loin de lui, raison pour laquelle il tourna la tête dans sa direction. Une jeune fille qui devait être à peine plus jeune que lui s’adressait elle aussi au barman. Il était sûr de l’avoir déjà vu quelque part sans pour autant parvenir à dire où. Note, il était possible que ce soit à Poudlard, étant donné son jeune âge : chacun savait que le Chaudron Baveur était le point de rendez-vous des sorciers ! En tout cas, peu importe où Logan l’avait rencontré, il fallait avouer que les paroles de la demoiselle était bien plus que véridique. En bon Poufsouffle – c’est-à-dire sociable par nature – le jeune Sanders se permit donc de s’adresser à l’inconnue :

-Je vois que je ne suis pas le seul à m’évertuer à fuir l’étouffant cocon familial ! s’exclama-t-il avec humour.
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Vesper N.C. Poison
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MessageSujet: Re: Mi Sangre [LIBRE]   Dim 24 Fév - 1:09

[...]

Rester tranquille...Ne pas devoir se farcir la tête d'une duègne à la baguette fourchue ou bien encore un de ces idiots trop verts encore derrière les oreilles pour ballancer la seule chose qui faisait réellement plaisir à une fille...! Dans les deux cas, la jeune fille avait longuement donné. Quoique...cela faisait maintenant quatre ans qu'aucun garçon ne s'était intéressée à elle. Non pas qu'elle les y avait encouragé; la demoiselle aux yeux d'azur ne se gardait que trop de se lier. Pourquoi? Chacun sa maière de résister à la maladie. De plus, son état restait contagieux alors...autant rester sur ses gardes, la têtes froides, les membres biens couverts.
Et surtout, surtout...qu'on ne lui adresse pas la parole!

« Je vois que je ne suis pas le seul à m’évertuer à fuir l’étouffant cocon familial ! »

Décidément, c'était une manie! Pourquoi les gens qui l'entouraient prenaient ce malin plaisir à la sortir de ses profondes -et noires!- méditations? N'avait-on plus aucun respect pour la construction de l'esprit et l'autoflagelation amoureuse post-adolescente? Un poil de mauvaise humeur?
C'était déjà un euphémisme chez elle! De ce fait, personne ne s'étonnera qu'au lieux de sourir à la personne qui essayait de manière polie d'entammer une discussion, elle ferma les yeux...comme si elle n'en pouvait plus de fatigue. Un trop plein de jeunesse et de discussions sans interêt sans doute. Normal après tout, quand on est atteinte de Leucémie, non?

Tout en gardant la pause théâtrâle dans laquelle elle se trouvait, la jeune fille posa la bouteille de Bièraubeurre qu'elle tenait nonchalamment par le bout du goulot, un coude sur le contoir et remuant le liquide non alcoolisé d'un leger mouvement de va-et-vient très souple. Chez Vesper, la grâce résidait surtout dans la façon dont elle utilisait des articulations...toutes ses articulation. Tout, depuis le lever du doigt jusqu'à la manière d'écrire, la façon dont elle déssinait des courbes imaginaires avec sa baguette devenait un art. Par contre, n'allez pas le chercher dans son vocabulaire! C'est d'ailleurs pourquoi elle répondit d'un ton sarcastique:

« On se demande vraiment pourquoi tu ne fuis pas tout cour... »

Elle n'avait même pas pris la peine d'ouvrir ses yeux, qui restaient comme dédaigneusement fermés pour ne pas s'âbimer en voyant un autre fréluquet de son âge jouer à l'adulte philanthrope! D'une mauvaise fois presque déconcertante, le jeune homme ne pouvait se douter qu'il était tomber sur une Vesper en pleine crise : résultats d'examens sanguins désastreux et rentrée dénuée de tout intérêt puisqu'elle laisserait une autre année se dérouler sans avoir le moindre ami. Bien qu'elle ne s'en plaignait pas -après tout c'était son choix!-, elle était profondémment lasse de mener une existence rythmée par ses visites médicales, une solitude tournant à l'obsession maladive et...l'intervention furtives d'inconnus dans sa vie qui lui montraient d'avantage encore combien elle était au bord de la crise de nerfs. Ce n'était pas seize ans qu'il fallait lui donner...mais soixante de plus!

Ainsi donc, notre belle amie n'avait guère entammé de discussion avec le jeune homme. Elle se contentait de jouer avec sa bouteille, les yeux fermés, les pensées noires. Ce ne fut que suite à une réflexion de Tom qu'elle commença à s'intéresser au trouble-fête.

« Au fait Logan, il paraîtrait que ton père essayer d'obtenir un entretien secret avec Felix Poison en personne. Si j'étais lui...je prendrais mes précautions avant! »

*Si c'est si secret que ça, comment se fait-il que même un barman soit au courant?* avait commencé à pensé Vesper. Cette réflexion ne l'empêcha cependant pas de réouvri les yeux et cela pour une toute autre raison. D'une part parce que tout bien réfléchit, il était quasiment avéré que Tom était l'homme le mieux renseigné sur l'actualité magique après le Secrétaire du Ministre et Rita Skeeter et d'autre part parce que ledit personnage s'était adressé à un certain "Logan". En ayant fait le rapprochement, le père de ce dernier ne pouvait être que Caleb Sanders en personne puisque seul un homme tel que le Ministre de la Magie osait s'aventurer sur les territoires de celui que certains surnommaient "l'Empoisonneur"...et dont Vesper était forcée de reconnaître que sur certains points, ils n'avaient pas tort. Aussi, elle en posa sa bouteille à moitié vide -ou plein?- de Bièraubeurre sur le comptoire.
A cet instant, elle avait devant elle un des descendants directes d'Helga Poufsouffle.

A crai dire, elle l'avait déjà apperçu avant: au Collège et...en couverture du dernier Sorcière Hebdo. Lui et Aaron Hamilton étaient apparamment en compétition pour décrocher le "Prix du Descendant Le Plus Sexy de l'Année".
Whaou! Pourtant, elle se laissa aller au plaisir bien féminin de le détailler, surtout qu'elle avait droit à un terrain d'observation de premier choix: le Chaudron Baveur où la moindre "bavure" ferait scandale.
Vu de profile, Logan Sanders pouvait mettre en avant sa grande silhouette mince et harmonieuse. Ses cheveux presque noirs donnaient l'impression d'avoir été traîtés avec un soin particulièrement raffiné mais après tout...on ne rentrait pas dans la Liste de Sorcière Hebdo par le St. Esprit! Aussi, elle eût le temps de noter la dureté de ses traits faciaux ainsi qu'une facheuse tendance à évoluer de manière assez nonchalente.
En tout et pour tout, Vesper ne pouvait s'empêche de penser qu'elle avait rarement vu un adolescent à peine majeur aussi bien proportionné...

Alors qu'elle était sortie de sa létargie pour se livrer à son petit exercice, Tom venait manifestement de se souvenir que la voisine du fils de Caleb Sanders était la fille de celui "avec lequel il valait mieux prendre ses précautions avant". Cela n'avait nullement échappé à la jeune fille qui, "dégrisée", s'adressa à Logan avec un sourir qui ressemblait plus à une moue forcée par la sympathie qu'à un élan de sociabilité de sa part.
Quoi? Personne n'est parfait!

« Que voulez-vous! Nous avons tous deux des personnages dont la renommée les dépasse complètement. Quoique...je gage que celle du Ministre soit plus flatteuse que celle du PDG de l'empire des poison! »

« Excuse-moi Vesper c'était...je ne voulais pas...pas très fute-fute de ma part...parfois, on dit des choses que...enfin les gens parlent et...non pas que j'y crois...tu me connais! Jamais je...c'était juste pour dire que... »

« Tom...Tom...Tom! » Elle était obligée d'élever la voix pour arrêter son flot de paroles, d'excuses dont elle pouvait largement se passer. Son père passait pour un salaud d'assassin. Certes! Et après? Le monde continuait de tourner et pour elle, Felix Poison ne restait rien de plus qu'un égoïste démesurément paternel qui accusait encore son ex-femme de la responsabilité de la maladie de leur fille. Alors après, les "gens" pouvaient dire ce qu'ils voulaient...
« Je sais que tu ne voulais pas me blesser. Je te comprend d'ailleurs! La profession de mon père n'est pas anodine. Tu n'es pas le premier à le pointer et...certainement pas le dernier! »

Elle rit alors de son rire léger. Un rire de grande personne qui avait don de normaliser un peu la situation. Après tout, elle était à côté d'un garçon de son âge, certes connu de part son père et ses origines preque princières mais dans le fond, rien de plus qu'un ado en quête de reconnaissance pour ce qu'il était vraiment, lui, en tant que personne et non pas comme un tel de machin ou de truc...comme elle d'ailleurs.
Le hasard faisait quand même bien les choses!
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MessageSujet: Re: Mi Sangre [LIBRE]   Dim 24 Fév - 14:38

Attendant désespérément une réponse qui ne semblait pas vouloir venir, Logan s’empara de la bouteille que Tom, le barman, venait de poser devant lui suite à sa demande. En échange, il déposa quelques gallions sur le comptoir avant de porter le goulot à sa bouche pour finalement sentir le délicieux liquide couler dans sa gorge. Cela faisait quelques temps que le jeune homme n’était plus venu au Chaudron Baveur et il devait avouer qu’il était agréable d’y retrouver cette ambiance que tout le monde lui connaissait. Déguster une Bièraubeurre était une chose mais pour que la boisson ne perde rien de son goût, il fallait la consommer dans cette atmosphère particulière qu’on ne pouvait trouver que dans ce bar ou à la rigueur, aux Trois Balais. Quoiqu’il n’y avait rien d’autre ici que quelques sorciers, un Troll à moitié ivre et une très forte odeur de tabac ! Mais à chaque fois qu’il venait en ce lieu, le jeune Poufsouffle se sentait plus vieux de quelques années, comme si s’éloigner du domaine familial précipitait son émancipation prochaine. De plus en plus, il ressentait ce besoin d’indépendance ses fréquentes escapades, que ce soit au Chaudron, sur le Chemin de Traverse ou à Pré-au-Lard, était un véritable bonheur chaque fois.

« On se demande vraiment pourquoi tu ne fuis pas tout cour... »

Lorsque la voix de l’inconnue parvint à son oreille, Logan fut tiré de ses pensées dont l’intérêt était très fortement discutable. Lentement, il releva la tête et se tourna vers la jeune fille, haussant légèrement les sourcils sous l’effet de la surprise. Adossée à une des poutres qui formaient l’angle du comptoir, elle faisait tourner le goulot de sa bouteille de Bièraubeurre dans un geste délicat et gracieux. Tandis qu’elle s’adonnait à cet étrange exercice, ses paupières demeuraient closes, comme si elle ne jugeait pas utile de regarder son interlocuteur. Les cheveux bruns et crépus de la demoiselle lui tombant en cascade devant son visage à la peau de porcelaine, le jeune Sanders peinait à voir l’expression de son visage qui aurait pourtant pu lui en dire long sur ce qu’elle pensait de sa présence et surtout du fait qu’il lui ait adressé la parole. Quoique le ton sarcastique qu’elle venait d’employer pour s’adresser à lui suffisait à lui faire comprendre qu’il n’était pas le bienvenu et qu’elle ne semblait pas d’humeur à converser avec lui !

Logan n’aurait pas su dire avec exactitude ce que ce comportement lui inspirait. Sa fierté aurait pu en prendre un coup, la colère ou l’agacement aurait pu le gagner mais curieusement, ça n’était pas le cas. Il y avait quelque chose d’étrange dans le comportement de la jeune fille et qui inspirait au respect. Le ton quelque peu provocateur sur lequel elle lui avait répondu avait quelque chose d’amusant, aussi. Une chose était sure, elle n’avait pas froid aux yeux !
Le jeune Sanders n’était pas tellement habitué à être traité avec tant d’indifférences ! Habituellement, les gens le reconnaissaient au premier coup d’œil, sa photo figurant régulièrement en première page de « Sorcière Hebdo » - mais l’inconnue l’avait-elle seulement regardé ? Reconnu comme le fils aîné du Ministre de la Magie et le descendant direct d’Helga Poufsouffle, il était généralement apprécié de tous – mais les gens l’aiment-ils pour ce qu’il était lui ou pour la célébrité de son nom ? – et n’avait pas pour habitude qu’on lui refuse une quelconque tentative de conversation. Et c’était probablement ce qui rendait la situation si intéressante aux yeux du jeune homme ! C’est pourquoi, il répliqua, un léger sourire au coin des lèvres :


-« La fuite n’est qu’un détour. Si le détour est parfois salutaire il est le plus souvent inutile ! ». Pourquoi fuirai-je alors que je suis en si bonne compagnie ? Maintenant, si ma présence t’insupporte à ce point, je resterai silencieux !

Lorsqu’il eut finit sa tirade, Logan ne quitta pas pour autant la jeune fille des yeux. A présent, il était sur de l’avoir déjà vu, à Poudlard probablement. Cependant, il aurait été impossible de deviner sa maison d’appartenance. Elle n’était pas à Poufsouffle, c’était une certitude ! Si tel avait été le cas, il l’aurait vu à plusieurs reprises et connaîtrait son prénom ! Mais dans la situation présente, peu importait le blason qu’arborait – fièrement ou non – les deux jeunes gens lorsqu’ils étaient au château. En dehors de l’école, ils étaient tous des adolescents semblables les uns aux autres ! Cela montrait bien à quel point ce système de maison créait des rivalités entre des personnes susceptibles de s’apprécier dès qu’il ne porte plus leurs robes d’écoles ! Quoique dans le cas présent, on ne pouvait pas dire que c’était là le début d’une amitié durable ! Par tous les moyens, le jeune Sanders essayait de comprendre ce qu’il avait pu dire pour que son interlocutrice se renferme de la sorte mais il avait beau déployer tous les efforts nécessaires, il ne trouvait pas les réponses à ses questions. Il en arriva donc à la conclusion que sa camarade avait peut-être une vie difficile et qu’il n’était que l’innocente victime d’une brusque colère plus ou moins bien justifiée. Mais il y avait de fortes chances pour qu’il ne sache jamais s’il était ou non sur la bonne voie puisque l’inconnue semblait trop mystérieuse pour se décider à se dévoiler subitement.

Lorsque la voix du barman brisa le silence, Logan se trouva forcé d’abandonner ses réflexions puisque la remarque qui venait d’être faite lui était destinée. Il prit néanmoins tout son temps pour répondre, buvant d’abord une gorgée de Bièraubeurre
.

-Je ne sais strictement rien des occupations de mon père, Tom… Et pour te dire la vérité, peu m’importe ! Et quand bien même je voudrais le mettre en garde de quoi que ce soit, il faudrait déjà qu’il soit plus souvent au domaine et qu’il m’accorde un peu plus d’attention qu’il ne l’a fait jusque là ! Hors, il est trop amoureux de son travail et surtout de sa renommée pour cela ! A mon humble avis, il n’a des mes nouvelles que par le biais de journaleux qui se plaisent à donner de moi l’image de fils aîné près à marcher dans les traces de son paternel ! A les entendre, on se croirait presque sous une Monarchie !

Cette tirade avait été prononcée d’un ton qui trahissait sans peine toute l’amertume que ressentait Logan vis-à-vis du manque de communication entre son père et lui. Depuis que Caleb Sanders avait été promu Ministre de la Magie, le dialogue avait été quelque peu rompu au sein de la famille Sanders. Pire encore, les deux garçons avaient commencé à être la cible première de la gazette du sorcier qui ne ratait jamais une occasion de relater leurs « exploits » ou leurs écarts au sein du château. Logan, en tant qu’aîné, avait très vite été mis en avant comme étant un élève sérieux, travailleur et sans histoire, prêt à entrer, à son tour, au Ministère de la Magie. Le « coup de grâce » avait été, sans nul doute, la récente révélation du Département des Mystères. Logan Sanders n’était plus seulement le fils du ministre, brillant et plutôt bon garçon, remplissant à merveille ses fonctions de Préfet ! Il était le descendant direct de la célèbre Helga Poufsouffle ! Inutile de dire quel « coup de pub » a été engendré par cette révélation ! Bien sûr, il fallait être honnête ! Cette situation plaisait au jeune homme ! Voir son visage en couverture de Sorcière Hebdo, être en compétition avec son meilleur ami pour décrocher le titre du « Descendant le Plus Sexy de l’Année », voir les têtes se tourner sur son passage avait quelque chose de plaisant, de valorisant ! Mais il arrivait au jeune Poufsouffle de se sentir aimé pour la fonction qu’occupait son père, pour son vaste domaine familial, pour sa fortune, pour son physique assez avantageux et non pas pour ce qu’il était réellement, dans le fond. Et pour les mêmes raisons, il se sentait mal à l’aise, à présent, sentant la jeune fille le dévisager.

*Il lui aura fallut guère plus de temps pour me reconnaître ! Dommage, moi qui pour une fois, espérait pouvoir avoir une conversation normale…*

Lorsque l’inconnue reprit la parole, Logan haussa légèrement les sourcils, surprit. Curieusement, elle n’avait fait aucune remarque concernant son père ou ses origines, chose qui était assez rare pour être relevé. Soulagé, le jeune homme reporta donc son attention sur ses propos. A en juger par l’embarra de Tom, ce Felix Poison semblait être le père de la demoiselle. Faisant fonctionner au mieux sa mémoire de poisson rouge, le jeune Sanders essaya de se remémorer un détail qu’aurait pu laisser échapper son père concernant ce monsieur. Mais il entendait parler de tellement de personnes qu’il ne retenait pas la moitié des noms ! Il était possible qu’il ait eut vent des activités de cet homme. Les gens parlaient beaucoup à son sujet… Comme pour tout le monde, à vrai dire ! Les commérages semblaient être l’occupation première qui n’avait rien d’autre à faire que de critiquer le peu de personnes qui essayait de faire bouger les choses dans le monde des sorciers !

Logan fut agréablement surprit lorsqu’il entendit le rire de celle que Tom venait de prénommer Vesper. La situation semblait se détendre quelque peu. Le jeune homme n’avait plus qu’à espérer qu’elle ne le juge pas trop vite et surtout pas par rapport aux nombreux articles écrits à son sujet ! Mais en un sens, elle semblait être dans la même situation que lui, une situation qu’elle venait d’ailleurs de pointer du doigt !

-Ainsi donc, tu es la fille de Felix Poison ! s’exclama-t-il. Tu sais, mieux vaut ne pas prêter attention à tout ce que les gens disent… Les journalistes font couler autant d’encre que de venin, mieux vaut les ignorer ! Et peut-être que la réputation de mon père est plus flatteuse que celle du tien mais ce n’est qu’une image. Ils l’idolâtrent ! A mes yeux, il n’est qu’un sorcier comme tous les autres, peut-être un peu plus ambitieux que la moyenne mais bien trop assoiffé de pouvoir ! Et très peu intéressé par sa famille… Ou plutôt si, uniquement lorsqu'elle contribue à améliorer son image...

Le jeune homme marqua une pause, hésitant. Il finit par se décider.

-Eh bien… Les présentations ne sont plus à faire, je crois… Je suis démasqué, une fois de plus…, déclara-t-il d’un ton hésitant, fixant tout sauf le regard bleu de Vesper. S’il te plait, ne donne pas trop l’impression de tout savoir de ma vie par rapport à ce qu’on peut lire dans Sorcière Hebdo ou je ne sais quel autre tissu d’ânerie… Dans le fond, je suis comme tout le monde… Descendant de Poufsouffle ou pas…
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